Le Code de l’Argent : Devenir millionnaire grâce à l’ancien code juif [FR]

The Money Code. Photo of the Author, HW Charles. Money Management Investing Entrepreneurship Sweat Your Assets

Selon son auteur, le code de l’argent que les Juifs connaissent depuis des siècles se trouve dans les livres contenant la plus grande sagesse de l’histoire : les textes religieux juifs. Bien que certains textes religieux populaires tels que le Nouveau Testament, le Coran, la Bhagavad Gita, le Tao Te Ching ou le Livre des morts tibétain (Bardo Thodol) contiennent des idées et une sagesse intéressantes, ce sont les textes religieux juifs tels que l’Ancien Testament [Tanakh] qui contiennent des informations précieuses sur l’acquisition de la richesse.

Même si les contenus abordés font une large place au judaïsme, le livre est écrit pour les non-juifs et les non-religieux : “Le lecteur n’a pas besoin de devenir juif ou de se convertir à sa religion, le judaïsme, pour devenir riche”.

H. W. Charles croit que votre succès financier dépend de :

de la sagesse que vous apprendrez dans ces livres juifs et
de votre volonté de changer votre façon de faire et d’agir.

L’auteur rapporte que le Talmud décode le code de l’argent dans l’Ancien Testament (Tanakh). En fait, le Talmud explique les significations secrètes derrière les mots des écritures hébraïques et d’autres textes religieux juifs. Les Juifs appellent les cinq premiers livres du Tanakh (l’Ancien Testament) la Torah.

Le livre souligne l’influence de la religion sur la réussite et les finances d’une personne “parce qu’elle façonne les valeurs et les priorités, contribue à l’ensemble des compétences à partir desquelles l’action est construite, et peut fournir des contacts sociaux importants”. À ce titre, la religion est un facteur important dans l’accumulation de la richesse. Citant des recherches menées par la sociologue Lisa A. Keister sur plusieurs religions, il indique que la richesse est la plus élevée chez les juifs, suivis des protestants traditionnels, puis des catholiques romains. Les protestants conservateurs sont les moins riches et les moins prospères.

L’auteur conclut que le fait d’être élevé en tant que juif et de pratiquer le judaïsme conduit à l’accumulation de richesses. Il extrait donc 7 CODES D’ARGENT clés des livres religieux juifs. Puis, il vous invite à les étudier et à les exécuter pour obtenir la richesse.

CODE D’ARGENT NUMÉRO 1 : LA SAGESSE

La sagesse est définie comme la qualité d’avoir de l’expérience et de discerner ou de juger ce qui est vrai, juste ou durable. C’est l’application pratique de la connaissance. Le roi Salomon est l’une des figures centrales de l’histoire juive ; le Tanaka (ancien testament) attribue à Salomon le rôle de bâtisseur du premier temple de Jérusalem. Il était l’homme le plus sage et le plus riche de son époque parce qu’il désirait la sagesse plus que toute autre chose. Dieu a dit : “Je te donne un cœur sage et compréhensif, de sorte qu’il n’y a jamais eu personne comme toi, et qu’il n’y aura jamais plus personne comme toi. Je te donne aussi ce que tu n’as pas demandé, des richesses et des honneurs supérieurs à ceux de tous les autres rois de ta vie”. En effet, une grande sagesse s’accompagne d’une grande richesse et d’un grand succès. L’auteur suggère donc de suivre les traces de Salomon et de prier pour obtenir la sagesse et un cœur compréhensif. La richesse et le succès suivront. Pour les non-religieux, il suggère d’utiliser la prière affirmative, une prière scientifique, en se concentrant sur un résultat positif.

En fin de compte, plutôt que de rechercher la richesse, recherchez la sagesse : “Ne vous épuisez pas dans la poursuite de la richesse ; soyez assez intelligent pour vous désister. Si tes yeux se précipitent sur elle, elle n’est plus là ! Car la richesse se fera sûrement pousser des ailes, comme un aigle qui s’envole vers le ciel”.

[À ce sujet, consultez mon article sur Viktor Frankl : Le succès et le bonheur ne peuvent être poursuivis]

L’humilité est considérée comme une condition préalable à l’accroissement de la sagesse : “D’abord vient l’orgueil, ensuite la disgrâce ; mais avec les humbles se trouve la sagesse”. “La pauvreté et la honte sont pour celui qui ne veut pas être enseigné, mais celui qui écoute la réprimande sera honoré”.

Pour atteindre la sagesse, il est nécessaire d’étudier :

Le philosophe juif Samuel Ibn Tibbon a dit : “fais de tes livres tes compagnons” ;
L’expert américain en vente Zig Ziglar a dit : “Les riches ont de petits téléviseurs et de grandes bibliothèques, et les pauvres ont de petites bibliothèques et de grands téléviseurs”.

Le Talmud est une source de grande sagesse parmi tous les livres. Il est également devenu un manuel pour faire des affaires et chercher fortune. Le Talmud explique : “si l’on prend ses études par tas à la fois, on n’en tirera que peu de profit, mais si l’on rassemble petit à petit, on gagnera beaucoup”.

L’auteur aborde ensuite le sujet du temps, en disant que de nombreux Juifs comprennent que le temps est plus précieux que l’argent : on peut toujours obtenir plus d’argent, mais on ne peut jamais récupérer le temps. Le temps est la denrée la plus précieuse. C’est pourquoi la plupart des Juifs passent leur temps à acquérir de la sagesse, à s’enrichir et à contribuer à la société.

CODE MONÉTAIRE 2 : TRADITIONS [ÉTAT D’ESPRIT]

Le Tanakh dépeint les premiers Juifs comme très riches, et cette richesse était considérée comme un signe évident de la faveur divine. Traditionnellement, les familles juives encouragent la poursuite de l’accumulation de richesses, les carrières à hauts revenus et les investissements.  Les familles juives valorisent la richesse et la réussite. Alors que de nombreux groupes ethniques et religieux se concentrent principalement sur l’au-delà et minimisent ce monde, les Juifs considèrent la richesse et la réussite comme une bénédiction et un don de Dieu. Le Tanakh dit : “Toute personne à qui Dieu a donné des richesses et des biens, ainsi que le pouvoir d’en jouir, afin qu’elle prenne la part qui lui est attribuée et trouve du plaisir dans son travail, ceci est un don de Dieu”. Le Tanakh dit : “Le Seigneur rend certaines personnes pauvres et d’autres riches ; il abaisse les unes et élève les autres”.

L’auteur cite également l’étude du professeur Lisa A. Keister sur l’influence de la religion sur la richesse (Faith and Money : How religion contributes to Wealth and Poverty), qui mentionne que les protestants conservateurs se situent au bas de l’échelle de l’accumulation d’argent. L’étude suppose que cela pourrait être dû à leur faible niveau d’éducation et à leur interprétation littérale de la Bible, concluant que l’accumulation d’argent n’est pas très importante, voire qu’ils prêchent la pauvreté comme une vertu.  L’auteur affirme que de nombreux chrétiens qui considèrent la pauvreté comme une vertu fondent leur croyance sur l’idée que Jésus n’avait pas beaucoup de possessions. Pourtant, Jésus avait de l’argent : Judas gérait l’argent pour Jésus. L’auteur affirme que de nombreux chrétiens comprennent mal que le problème n’est pas l’argent mais l’attachement aux possessions et la dépendance à l’argent plutôt que la dépendance à Dieu. Il nous rappelle que de nombreuses écoles de philosophie grecque croyaient que toute matière physique était défectueuse. Une grande partie de la pensée grecque a été incorporée dans la doctrine chrétienne ; ainsi, il affirme par la suite que la pauvreté s’est insinuée dans les dénominations chrétiennes. Les gens ont cherché des écritures pour soutenir ce point de vue en sortant les versets de leur contexte. L’auteur affirme que l’argent n’est pas la racine de tous les maux : c’est une substance neutre qui peut être utilisée pour le bien ou le mal, selon qui l’utilise et comment il est utilisé.

Pour l’auteur, la pauvreté est le véritable problème : “la pauvreté provoque des transgressions” pour trouver des moyens de survivre. Il cite ensuite un verset populaire de la bible : “vous ne pouvez jamais servir Dieu et Mammon”. Il affirme que les gens servent Mammon lorsqu’ils travaillent très dur pour l’argent toute leur vie (esclaves de l’argent) plutôt que de gagner de l’argent en travaillant dur. La clé est de travailler dur pour créer une richesse abondante afin d’avoir le temps d’étudier et de développer son plein potentiel. Citant le rabbin Elazar ben Azariah : “là où il n’y a pas d’argent, il n’y a pas d’apprentissage”. Le rabbin explique que ce n’est que lorsque les estomacs sont pleins que l’on peut étudier, grandir spirituellement et faire du bon travail.

Contrairement au christianisme, dans lequel certains considèrent la pauvreté comme vertueuse et souhaitable, les Juifs ont généralement considéré la pauvreté de manière négative. Les textes juifs ont dépeint la pauvreté comme un fardeau injustifiable et une souffrance inutile. Les juifs considèrent la richesse comme une bénédiction et méprisent la pauvreté car elle ne peut aider personne.

CODE MONÉTAIRE NUMÉRO 3 : LE TRAVAIL

Le Talmud aborde le sujet de ce qu’une personne doit faire pour devenir riche : “qu’elle s’engage beaucoup dans les affaires et traite honnêtement”. Le Tanakh déclare : “Les diligents régneront, tandis que les paresseux seront soumis aux travaux forcés”. L’auteur fait valoir son point de vue en disant que la plupart des Juifs travaillent pour eux-mêmes et embauchent des employés au lieu de salariés.  Il utilise ensuite les mots du politicien allemand Julius Streicher : “c’est un secret de polichinelle que les Juifs ne travaillent pas, mais laissent plutôt les autres travailler pour eux”. Les Juifs croient que les gens sont des créateurs, et non des consommateurs. Le travail exige des objectifs et des plans pour les atteindre avec persévérance. Le Tanakh dit : “le matin, sème ta graine ; et ne te relâche pas jusqu’au soir, car tu ne sais pas quelle semence donnera de bons résultats”. En parlant du travail, l’auteur évoque également les limites de la “loi d’attraction” et utilise ces versets du Tanakh pour en faire abstraction : “Dans tout travail il y a du profit, mais la simple parole ne produit que de la pauvreté”. Ce n’est que par le travail qu’il est possible de produire des résultats qui créent de la Richesse : “Les mains oisives apportent la pauvreté ; les mains diligentes apportent la richesse” (NLT).

CODE DE L’ARGENT NUMÉRO 4 : INVESTIR

Le Talmud enseigne que “l’argent de chacun doit toujours être à portée de main”, ce qui signifie que nous devons toujours avoir de l’argent prêt à être investi. Il affirme que 33 % des Juifs investissent dans des actifs financiers, contre 7 % des protestants classiques, 4 % des catholiques et 0 % des protestants conservateurs. Citant le banquier Edmond Safra, “si vous ne semez pas, comment récolterez-vous”. L’auteur affirme qu’au cours de son voyage vers la richesse, une personne peut être amenée à se retenir de dépenser pendant un certain temps et à économiser autant que possible. Le Tanakh affirme que “ceux qui aiment le plaisir deviennent pauvres ; ceux qui aiment le vin et le luxe ne seront jamais riches”. L’auteur promeut le concept de travailler dur, d’épargner et d’accumuler pour investir dans des actifs financiers et obtenir finalement le rendement souhaité pour soutenir son style de vie ou ses besoins futurs. À ce sujet, il s’inquiète de la culture consumériste actuelle et cite le Tanakh, qui dit que “les sages ont la richesse et le luxe, mais les fous dépensent tout ce qu’ils obtiennent”.

Le livre de la loi affirme également que “le temps c’est de l’argent, mais aussi l’argent c’est du temps, car chaque luxe coûte autant d’heures précieuses de vie”. Par conséquent, retenez tout ce que vous désirez jusqu’à ce que vous puissiez vraiment vous le permettre. Les emprunts inconsidérés vous placent dans une position de servitude.

L’auteur préconise d’investir pour la génération future, en citant l’histoire suivante tirée du Talmud : un sage aperçoit un homme qui plante un arbre à carbot. Le sage lui demande combien de temps il faudra à cet arbre pour porter des fruits. Soixante-dix ans répondit l’homme. Le sage lui demande : es-tu un homme en si bonne santé que tu espères vivre aussi longtemps et manger ses fruits ? L’homme répondit : J’ai trouvé un monde fructueux parce que mes ancêtres l’ont planté pour moi. De même, je le plante pour mes enfants.

Ainsi, l’épargne peut être considérée comme la plantation de graines : il faut du temps pour voir la croissance, mais la récolte sera riche.

L’auteur donne d’autres conseils sur l’investissement. Il nous suggère de nous éduquer et de planifier avant de faire des investissements. Le Tanakh dit : “L’irréfléchi croit tout ce qu’on lui dit, mais l’homme prudent regarde bien où il va”. En conséquence, ne vous précipitez jamais dans un investissement sans avoir effectué des recherches et délibéré au préalable. D’un autre côté, ne cessez pas d’investir dans les bonnes opportunités : “celui qui continue à regarder le vent ne sèmera jamais ; celui qui continue à regarder les nuages ne récoltera jamais”. Il dit aussi de “répartir vos investissements en de nombreux endroits, car vous ne savez pas quels risques peuvent vous attendre”. C’est de la pure diversification financière.

CODE MONÉTAIRE NUMÉRO 5 : LA LOI

Le droit naturel, ou loi de la nature, est un système de lois déterminé par Dieu. La loi est synonyme d’ordre. L’auteur cite la loi d’airain de la destinée humaine : ce qui va autour vient autour, ou la loi de l’action et de la réaction. Il aborde ensuite les 7 lois universelles données par Dieu à Noé. Ces lois doivent également être suivies par les non-Juifs s’ils veulent être bénis. A ce sujet, l’auteur revient sur le concept de la pauvreté : on n’attend pas grand-chose de ceux qui sont dans la pauvreté parce qu’ils n’ont pas connaissance des lois noachiques (contre l’idolâtrie, le vol, le meurtre, l’adultère, la cruauté envers les animaux, le blasphème, etc.) Le Tanakh dit : “Que pouvons-nous attendre des pauvres ? Ils sont ignorants. Ils ne connaissent pas les voies du Seigneur. Ils ne comprennent pas les lois de Dieu”. “La pauvreté et la honte sont pour celui qui ne veut pas être enseigné, mais celui qui écoute la réprimande sera honoré”. Les non-juifs ou les personnes non religieuses bénéficieront de l’observation de ces lois. Parmi les lois, il y a plusieurs avertissements contre la malhonnêteté ou la cupidité. “Les richesses obtenues par malhonnêteté seront diminuées, mais celui qui les a amassées progressivement aura une augmentation”. Le Tanakh dit que “les personnes avides essaient de s’enrichir rapidement mais ne réalisent pas qu’elles se dirigent vers la pauvreté”.

CODE MONÉTAIRE NUMÉRO 6 : LA DÎME

Dîme signifie un dixième. Les Juifs religieux donnent 1/10 de leurs revenus aux pauvres. Cette pratique est une ancienne formule juive pour devenir riche. Abraham donnait un dixième de tout. Le Talmud nous dit : “Donne la dîme pour que tu deviennes riche”. La dîme est en soi une qualification pour la richesse. C’est comme un partenariat avec Dieu pour soutenir le monde. “Ni la pauvreté ni la richesse ne sont dues au métier, mais tout dépend du mérite”. Essayez de construire votre mérite : plus vous en rassemblez, plus vous attirez l’énergie divine, et plus vous réussirez.

CODE DE L’ARGENT NUMÉRO 7 : LA CHARITÉ

Le Talmud dit : “Même un pauvre qui subsiste par la charité doit faire la charité. S’il fait cela, [le ciel] ne lui infligera plus la pauvreté”. Une offrande est tout ce qui est donné en plus de la dîme. L’auteur cite à nouveau la loi de cause à effet, affirmant qu’il faut donner avant de recevoir. Le Tanakh dit : “Celui qui donne aux pauvres ne manquera de rien, mais celui qui se cache les yeux sera maudit en abondance”. Dans ce dernier chapitre, l’auteur cite l’ecclésiastique méthodiste anglican John Wesley pour le résumer : “gagnez autant que vous le pouvez, épargnez autant que vous le pouvez, investissez autant que vous le pouvez, donnez autant que vous le pouvez”.

MES COMMENTAIRES

J’ai décidé de lire et d’examiner le livre “The Money Code” par curiosité, alors que je préparais l’article “Dress English, Think Yiddish“. Ce livre n’est pas une recherche académique ; outre ses citations des écritures religieuses juives, l’auteur promeut avec enthousiasme sa thèse en citant des auteurs et des chercheurs juifs et non-juifs pour construire son dossier.

H.W. Charles aborde plusieurs concepts financiers qui sont bien connus des praticiens ou des amateurs de finance. Si ces sujets sont nouveaux pour les lecteurs, ils peuvent apporter une grande valeur et promouvoir la pratique. Si les concepts semblent familiers ou largement acquis, je pense qu’ils offrent tout de même un contexte historique et culturel intéressant. Il est fascinant de constater à quel point des principes similaires étaient présents dans des textes datant de milliers d’années.

J’ai trouvé particulièrement intéressant de lire comment la pauvreté ou le manque de prospérité sont abordés dans le livre. Nous sommes loin de certaines doctrines religieuses qui idéalisent presque la pauvreté, la défendent et/ou suggèrent de manière paternaliste de l’atténuer. Le message est clair : il faut échapper à la pauvreté, fuir les conditions de besoin et éviter les emplois qui ne nous rendent pas prospères et ne nous laissent pas de temps de qualité pour étudier, grandir et devenir plus sages.  Nous pouvons être économes et vivre en dessous de nos moyens afin d’épargner davantage, d’investir davantage, de vivre une vie basée sur nos valeurs et de redonner à la société. Cela ne signifie pas être pauvre, mais éviter les luxes que nous ne pouvons pas nous permettre de créer de la richesse grâce à la sagesse acquise (1), à un état d’esprit correct (2), à un travail honnête et intelligent (3), à des investissements financiers (4), au respect des lois religieuses et naturelles (5) et à la charité (6-7).

Avez-vous un numéro de code monétaire préféré parmi les sept énumérés dans l’article ? Avez-vous trouvé l’inspiration, ou le contenu est-il éloigné de vos valeurs actuelles ?

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